La mobilisation pour un référendum sur ADP reprend

Au cœur de l’été, Colombes insoumise a invité les partis et groupes de gauche de Colombes à tenir ensemble ce week-end des 7 et 8 septembre des points de collecte de signatures pour obtenir l’organisation d’un référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Le PCF, Génération.s, les Motivé.e.s et des citoyens ont déjà répondu positivement. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Deux rendez-vous sont fixés.

Samedi à 14h à l’angle des rues Saint-Denis et Reine-Henriette (devant la MJC où se tient le Forum des associations).

Dimanche à 10h30 sur la place Henri-Neveu (Marché du centre).

Pour aider au recueil des signatures, munissez-vous si vous le pouvez d’un ordinateur ou d’une tablette connectée à internet. Le site développé par le gouvernement pour enregistrer les soutiens au référendum est d’utilisation fastidieuse et peu intuitive. Il décourage nombre de citoyens, sans parler de ceux qui ne maîtrisent pas internet. C’est pourquoi il est important de tenir des points de collecte de signatures.

À la date du 29 août, le conseil constitutionnel avait enregistré 713 000 soutiens, soit 15 % des signatures exigées d’ici le 12 mars 2020.

Cette bataille peut être gagnée. Partout dans le pays, des adhérents de partis, de syndicats, d’associations, d’amicale de locataires, des gilets jaunes, des jeunes pour le climat se mobilisent sur cette lutte d’intérêt général. Les Colombiennes et les Colombiens doivent également y prendre part.

Pourquoi cette bataille est importante ?

Dans notre région, Aéroports de Paris c’est 10 aérodromes, 1 héliport et 3 aéroports (Paris-Le Bourget, Paris-Orly et Roissy-Charles de Gaulle). À eux trois, ces aéroports voient passer plus de 105 millions de voyageur·se·s chaque année, soit plus que la population française.

Leur privatisation signifierait que tout l’argent récolté avec la location des espaces pour les boutiques commerciales, les redevances payées par les compagnies aériennes ou les recettes générées par les 411 hectares de réserves foncières dédiées aux futurs développements immobiliers, n’iraient plus dans les caisses de l’État mais dans les poches des actionnaires.

Or les aéroports de Paris rapportent beaucoup d’argent à l’État : 173 millions d’euros l’année dernière rien qu’en dividendes. Il est économiquement aberrant de vendre une telle poule aux œufs d’or.

Cette privatisation pose deux autres problèmes.

Un problème de souveraineté, car cela revient à confier une de nos principales frontières, avec 105 millions de personnes y transitant, à une entreprise privée.

Un problème écologique, car garder le contrôle du transport aérien national est un point essentiel pour réussir la transition écologique.

Après le fiasco de la privatisation des autoroutes, dont le prix des péages a depuis augmenté de 20%, il est nécessaire d’empêcher cette nouvelle vente de notre patrimoine commun.

Macron brade les bijoux de famille, ne le laissons pas faire.