Le clientélisme en marche

L’équipe de campagne de Sébastien Perrotel a adressé le 31 octobre un mail à près d’une quarantaine d’associations d’entraide situées à Colombes dont il « souhaite, dans le but de les aider, connaître les attentes ». Passons sur le fait qu’en cinq ans comme adjoint auprès de Nicole Goueta, le candidat d’Emmanuel Macron aurait eu tout le temps d’en prendre connaissance… Cette soudaine préoccupation l’honorerait si la méthode ne révélait une pratique politique détestable qu’en français courant on appelle le clientélisme.

Car ce mail, rédigé par un certain Eric Lioret, au nom de « l’équipe de la liste LREM–UDI, avec Sébastien Perrotel », précise que « ces aides peuvent concerner :

  • des demandes de personnel (service civique ou personnel municipal de façon ponctuelle)
  • des attributions de locaux (permanent ou événementiel)
  • de financement
  • de prêt de matériel
  • de toute autre sorte que la mairie pourrait vous fournir. »

Bref, il est demandé à ces associations de faire leur liste au père Noël, en sous-entendant que le candidat, s’il était aux commandes de la mairie, pourrait les exaucer. C’est démagogique.

La liste LREM-UDI de M. Perrotel ne s’intéresse d’ailleurs que secondairement au travail de ces associations puisque ce n’est qu’après leur avoir demandé de faire connaître leurs attentes que le mail les invite à contacter M. Lioret : « Également dans le but de mieux vous connaître, je voue (sic) prie de me contacter. »

Une bien vieille manière de faire de la politique qui a trop souvent été la pratique de la droite dans notre département.