Nicole Goueta n’aime pas la fête !

Mais qu’a donc Nicole Goueta contre la Bodega, un restaurant populaire où jeunes et moins jeunes viennent dîner en regardant un spectacle de cirque avant de danser jusqu’à 2 heures du matin ? En 2005 lorsque son ami politique, l’entraîneur Bernard Laporte était venu taper à sa porte à la mairie qu’elle avait ravie quatre ans plus tôt, elle était toute heureuse d’accueillir l’établissement sur l’île Marante.

Depuis le temps s’est écoulé. Bernard Laporte a passé la main à Viva feria gestion, une PME présidée par Cyril Stauder. Et Nicole Goueta (Les Républicains), revenue en 2014 à la tête de la mairie, se montre plus que jamais acharnée à gentrifier Colombes. Le 9 décembre 2016, elle a pris un arrêté d’expulsion à l’encontre de la Bodega. De ce chapiteau, elle ne veut plus et annonce vouloir à cet emplacement ouvrir un poney club. Cyril Stauder s’est alors retourné devant la justice. Un sursis mis à profit pour essayer de convaincre la maire de renoncer à l’expulsion ou de lui proposer un autre lieu. Sa société était prête à investir et pourquoi pas du côté des ex-locaux de Thalès. Mme Goueta l’a alors mis en relation avec son mari Robert Goueta, expert à caractère commercial et financier à la Codevam (Société d’économie mixte Colombes développement aménagement). Un temps intéressé ce dernier a fini par couper les ponts sans donner d’explication, probablement pris par des offres plus intéressantes.

Un établissement apprécié de tous

En janvier la justice a entériné l’arrêté mais appel a été déposé. Un répit que Cyril Stauder met à profit pour mobiliser les Colombiens et essayer de trouver une solution avec la mairie. Une pétition a déjà reçu plusieurs milliers de signatures. Pourquoi pas la vôtre ?

Cyril Stauder ne comprend toujours pas la décision de la mairie. Son établissement, un des rares sur notre commune, voir l’unique, où l’on peut faire la fête jusqu’à 2 heures du matin, ne provoque pas de trouble à l’ordre public. Il accueille plus de 20 000 personnes par an, travaille avec les comités d’entreprise et compte parmi ses clients Orange, Bouygues, TF1, Vinci… sans compter la Française des jeux, la Caravane du Tour de France ou le Conseil général des Hauts-de-Seine qui ont bénéficié de ses services.

« Nous pratiquons la mixité et sommes fiers d’accueillir des personnes en situation d’handicap. Nous avons la possibilité d’en recevoir jusqu’à 350 et nous sommes en relation avec des instituts spécialisés », explique M. Stauder. L’établissement travaille également avec des ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) et compte d’ailleurs plusieurs handicapés parmi ses 30 employés.

« Fermer l’établissement mettra toutes ces personnes, pour l’essentiel colombiennes, au chômage. Sans compter les commerces de la ville qui vont en pâtir : boulangers, fleuristes, blanchisseurs… », souligne-t-il. M. Stauder n’est pas opposé à déménager pour un autre lieu sur Colombes mais il n’en comprend toujours pas la nécessité. En effet, l’espace ne manque pas autour de la Bodega. Il y a de quoi faire largement un poney club. Un cirque s’installe d’ailleurs régulièrement autour de son chapiteau. Et dit-il, « s’il le faut nous sommes prêts à réduire notre espace ». Alors qu’est-ce qui cloche Mme Goueta ? Vous n’aimez pas la fête ? Les bals populaires ?