Pistes d’engagements pour la démocratie locale à Colombes

La réunion publique participative que nous avons organisée le 4 décembre sur la démocratie locale, a été l’occasion d’échanges fructueux entre tous les participants. En petits groupes d’abord, des idées ont été avancées, présentées ensuite à tous et discutées pour déterminer ce qui faisait consensus entre nous. Ces discussions ont donné lieu à la rédaction d’un texte qui restitue notre état d’esprit. Nous le publions intégralement ci-dessous et ferons dans les jours qui viennent des propositions précises qui donnerons corps à cette ambition que portera la liste « Bien vivre à Colombes ». Notamment lors de notre prochaine réunion publique à laquelle tous les Colombiens et Colombiennes sont invités.

« À chaque échéance électorale, la question démocratique défraie la chronique et nourrit de larges débats. Plébiscitée pour rassembler le plus grand nombre, elle est parfois broyée par les promesses non tenues et les décisions accaparées. Pour mettre un terme aux vieilles pratiques révolues, il importe aujourd’hui de construire un véritable projet avec la population, avec et pour les gens, condition ultime pour que les propositions populaires amènent à un changement radical et positif du quotidien. La fin du scrutin ne doit pas signer la fin de la démocratie locale. Le temps entre deux élections non plus. Les débats comme les propositions doivent se poursuivre tout au long du mandat municipal pour faire vivre et prospérer une véritable démarche citoyenne.

» Pour que l’éthique devienne la pierre angulaire des affaires locales, il est nécessaire d’enrayer la pratique passéiste du monarchisme municipal. Au clientélisme, à l’opacité et à l’autoritarisme doit succéder la quête de l’intérêt général et la bonne transparence des décisions. Sur cet aspect, les associations et organisations politiques sont les premières victimes du féodalisme municipal, favorisées ou ignorées selon qu’elles plaisent ou déplaisent à l’exécutif local. Les conditions pour qu’elles soient à même de jouer leur plein rôle dans l’exercice démocratique locale doivent être assurées, qu’il s’agisse de la réservation d’une salle ou de la mise à disposition de matériel.

» La décision doit appartenir à toutes et tous et non au seul exécutif local entre les mains duquel le pouvoir se concentre au détriment de la population. La parole tout comme le pouvoir doit revenir à ceux qui sont concernés. Le conseil municipal tout comme les commissions qui s’y rattachent, telles que celles sur l’attribution des logements, doivent voir leur porte grande ouvertes à quiconque souhaite y assister et y participer.

» L’information autour des décisions du conseil municipal doit quant à elle pleinement circuler afin d’assurer une capacité d’interpellation, de consultation et de co-construction citoyenne. En confisquant la parole des habitants et en limitant leur bonne information, les gestionnaires locaux aggravent de fait l’éloignement des habitants de la chose publique locale. La profusion de nouveaux outils technologiques trouve une résonance particulière avec cet impératif de bien informer tout à chacun. Doubler l’information par des réseaux supplémentaires aux sites et portails officiels, à l’instar des pratiques liées à l’open data, doivent nous inspirer.

» Pour que ce principe fasse objet de loi, le contrôle citoyen doit suppléer à la confiance habituelle et dangereuse ne permettant pas à elle seule de garantir les décisions citoyennes. À ce titre, la révocation des élus, ou leur démission, apparaît comme un levier assurant le respect des décisions collectives. Un élu qui ne respecterait pas ses engagements, perdrait sa légitimité, et donc sa place, dans la gestion des affaires municipales. Les changements de couleurs politiques des élus au cours du mandat rejoignent le constat de la confusion amenant à la défiance des citoyens. Ce changement de cap ne peut nous laisser indifférents et doit au contraire amener une sanction à la hauteur de la désillusion et du préjudice engendré.

» Enfin, les instances actuelles de démocratie participative, pour remplir correctement leur rôle, doivent pouvoir se coordonner. C’est le cas des conseils de quartiers, qui trop souvent isolés, travaillant dans un périmètre bien déterminé, sont peu à même de porter une démarche collective pour la ville. Ces instances de consultation voient parfois leur rôle galvaudé, se présentant comme des viviers de démocratie participative pour finalement n’être réduits qu’à des cautions de légitimité au pouvoir politique en place.

» L’essence première de ces instances doit être réhabilitée, approuvée, réinvestie et contrôlée par ceux-là même qui y participent : les habitants. En plus de ces deniers, la garantie de l’implication citoyenne peut amener à la convocation et au maintien d’une assemblée citoyenne populaire en parallèle du conseil municipal et garant des décisions de celui-ci. Celle-ci doit être complétée par un ensemble de lieux de débats, cafés, librairies, espace de quartier. Destinées à être des foyers de décisions, ces lieux se veulent être à la disposition de toutes et tous, notamment des populations les plus éloignées de la gestion des affaires locales, notamment des jeunes et des classes populaires. »

Vous partagez ces idées ? N’hésitez pas à nous rejoindre en vous inscrivant sur cette page pour que cette élection municipale permette enfin de Bien vivre à Colombes.