Un café-débat sur le Code du travail au cœur de l’actualité

C’est un message d’optimisme qu’Adrien Quatennens est venu délivrer à Colombes, le 9 novembre, dans un café-débat d’une actualité brûlante que vous pouvez voir (ou revoir) ici en vidéo.

Il était question de la réforme du Code du travail, contre laquelle ce jeune député de la France insoumise, à peine élu, a bataillé durant tout le mois de juillet. Une réforme qui revient en débat à l’Assemblée nationale ce mardi 20 novembre. Cette fois, il sera demandé aux députés de ratifier par le vote d’une loi les ordonnances promulguées par le gouvernement le 22 septembre. Juste avant de nous rejoindre, Adrien Quatennens venait de passer plus de trois jours en Commission des affaires sociales à examiner ces ordonnances dans leur moindre détail.

Message d’optimisme donc parce qu’une majorité de Français est opposée à la politique budgétaire du gouvernement qui « va plus loin qu’un gouvernement de droite aurait pu le faire ». Et aussi parce que 63 % d’entre eux soutiennent également la mobilisation contre les ordonnances.

Ces textes représentent « un bon en arrière d’un siècle dans le code du travail », a expliqué Adrien Quatennens en détaillant, dans son intervention liminaire les principaux piliers de cette réforme : l’inversion de la hiérarchie des normes qui va permettre à des entreprises de jouer sur les rémunérations et conditions de travail pour faire du dumping jusque dans les branches ; l’introduction du « CDI de chantier », faux CDI mais vrai statut précaire ; la barémisation des indemnités aux prud’hommes ; la fusion des instances représentatives du personnel. Mais aussi « l’assèchement du compte pénibilité » puisque désormais l’exposition aux produits chimiques ou le port de charges lourdes ne seront plus considérés comme pénibles.

Quand on ajoute à cela, les mesures contre les APL, les retraités, les emplois-aidés, l’injustice fiscale, « il y a sur la table tous les ingrédients pour faire reculer Macron », assure le député de la France insoumise qui poursuit : « On n’a pas encore trouvé la bonne recette, mais tout n’est pas perdu loin s’en faut. L’avenir est devant nous. »

Dans la discussion qui a suivi, il a notamment été question des moyens de favoriser cette mobilisation, ainsi que de l’enjeu européen.