Une campagne s’interrompt, d’autres nous attendent

Faute d’avoir pu réunir 53 candidats, nous avons dû renoncer à présenter une liste à l’élection municipale des 15 et 22 mars. Cette décision n’a pas été facile à prendre.

C’est un coup dur pour tous les militants de la France insoumise de Colombes qui, depuis 2018, ont sacrifié beaucoup de leur temps pour consulter les Colombiens sur leurs attentes, susciter leur participation à définir l’avenir de notre ville et élaborer le projet « Bien vivre à Colombes ».

C’est une déception également pour tous les citoyens qui nous avaient rejoints sur cette base, comme pour ceux qui nous manifestaient leur satisfaction de voir une liste défendre des propositions audacieuses et radicales en faveur d’une ville enfin démocratique, sociale et écologique.

Nous aurions pu – certains l’ont déjà fait – boucler notre liste en alignant des noms de personnes qui l’auraient accepté par amitié ou pour un intérêt précis mais cela n’aurait pas été sérieux. Par respect des Colombiens et parce que c’est notre conception de l’engagement politique, les candidats que nous voulions réunir devaient partager un même projet et le programme à mettre en œuvre.

À un mois du premier tour, nous étions près du but. Mais l’incertitude où nous étions de trouver huit noms pour déposer notre liste était trop grande pour prendre le risque financier de commander, comme les imprimeurs l’exigeaient, le matériel électoral nécessaire, dont 47 500 professions de foi, sans savoir si celui-ci servirait. En responsabilité, nous avons donc décidé de stopper notre campagne à ce stade.

Le projet que nous voulions porter devant les électeurs et la Charte éthique sur laquelle nous nous engagions en cas d’élection ne disparaissent pas pour autant. Chaque Colombien peut en prendre connaissance sur ce site internet.

Nous continuerons bien évidemment à agir, avec tous ceux qui le souhaitent, pour

  • réclamer une gestion plus transparente de la ville qui encourage et développe la participation et le contrôle citoyen ;
  • obtenir une égalité de traitement entre tous les quartiers ;
  • réorganiser la ville à l’heure du réchauffement climatique, en protégeant l’environnement et la biodiversité.

Nous continuerons aussi à lutter, comme nous n’avons jamais cessé de le faire, contre tous les aspects de la politique du gouvernement qui affaiblissent nos services publics ou menacent nos conquêtes sociales. Bien des batailles sont encore devant nous, à commencer par celles contre l’injuste et dangereux projet de réforme des retraites, dont nous exigeons le retrait ou l’organisation d’un référendum.

À bientôt.